La  danse a toujours fait partie intégrante de la vie des Plougastels, les occasions de danser ne manquaient pas, le mariage, quand on allait chercher la mariée, à la sorite de l’église, avant et après le repas, le second et le troisième jour des noces.
Pour les grandes journées, la coupe de fougères, pour le nettoyage des plants de fraisiers, pour les aires à battre et la fin du battage, le rude labeur se terminait toujours par des danses. Les pardons, les fêtes et les grandes foires étaient également des occasions de s’amuser.
On faisait venir le biniou et la bombarde pour les moments importants, mais parfois aussi l’accordéon. Dans les autres cas, la danse était accompagnée à la voix, au « kan ha diskan ». Les chanteurs pouvaient s’installer sur un mur, sur une table ou incorporés à la danse.
Chaque région de Bretagne a ses danses particulières, ses variantes plus ou moins compliquées. Les danses de Plougastel, contrairement aux autres terroirs, démarrent du pied droit.


        La gavotte Plougastell a la même origine que celles des montagnes mais des modifications successives en ont changé la forme des appuis. Elle se danse en chaîne menée et fermée pas un danseur, elle est toujours suivie du « bal » qui vient du mot breton « bale » marcher. En effet cette contredanse, qui sert de danse de repos, comporte une partie marchée et partie dansée.
Le garçon porte la main de la fille, c’est un balancé régulier.


Temps 1 : Pied droit en avant.
Temps 2 : Le pied gauche vient se mettre derrière le pied droit.
Temps 3 : Appui sur pied gauche sur la ligne de danse.
Temps 4 : Le pied droit croise devant le pied gauche.
Temps 5 : Décroisé des 2 pieds en même temps.
Temps 6 : Petit tapé de la demi-semelle du pied droit légèrement décalé vers la droite.
Temps 7 : Le pied droit vient croiser derrière le pied gauche en faisant un léger arrondi et prend l’appui, le pied gauche se soulevant du sol.
Temps 8 : Appuis sur pied gauche à l’assemblée.


A la fin du ton simple, la ronde se forme et au temps 8 les bras repliés à hauteur de poitrine.


-Partie ballade : Pas marché, appuis régulier, bras balancés, en haut quand le pied crois, corps orienté au centre. On termine face au centre, pieds assemblés, bras repliés à hauteur de poitrine.
- Bal : 32 temps, pas de gavotte, avant le temps 1 les bras descendent pour anticiper et être en avant au temps 1, les musiciens font traîner la dernière note de la ballade pour attaquer le temps 1 lorsque les danseurs ont descendu leurs bras. AU dernier temps, on finit comme ua départ, pieds joints et bras repliés.


       

        La gavotte « Tinduff » du nom d’un port de pêche de Plougastel est également une danse en quadrette. Gars aux extrémités fille entre eux. Le meneur prend le chemin qu’il veut, les bras sont accroché comme ne gavotte.


Temps 1 : Talon pied droit devant la ligne de danse.
Temps 2 : Appui pied droit en prenant  la place du gauche.
Temps 3 : Appui pied gauche sur la ligne de danse.
Temps 4 : Le pied droit croise devant le pied gauche.
Temps 5 : Appui pied gauche, vers la gauche, sur la ligne de danse.
Temps ET : Changement d’appui, le pied droit prend appui à l’emplacement du pied gauche.
Temps 6 : Appui pied gauche. (Temps 5 et 6 : Pas glissés)
Temps 7 : Le pied droit vient chasser le pied gauche.
Temps 8 : Appuis sur pied gauche à l’assemblée.

 

        

        « An hini vraz », danse au tempo plus lent et aux allures majestueuses étaient la danse réservées aux notables. Elle se danse en chaîne tout comme la gavotte, le garçon porte la main de la fille.


Temps 1 : Le pied droit avance par rapport à la ligne de danse. Bras en bas.
Temps 2 : Le pied gauche vient se mettre légèrement derrière le pied droit à hauteur du bas du mollet. Petite surrection du pied droit. Bras accroché.
Temps 3 : Le pied gauche vers la gauche sur la ligne de danse. Bras balancé du temps 3 à 6.
Temps 4 : Le pied droit vient croiser derrière le pied gauche. Bras balancé du temps 3 à 6.
Temps 5 : Le pied gauche décroise. Bras balancé du temps 3 à 6.
Temps 6 : Le pied droit croise devant le pied gauche. Bras balancé du temps 3 à 6.
Temps 7 : Le pied gauche décroise avec appui sur ce pied. Bras en haut.
Temps ET : Changement d’appui, le pied droit prend appui, le tout sur place. Bras accroché
Temps 8 : Appui pied gauche. Bras redescendent.

 

        « Ar seizenn », la grande danse de Plougastel ou la gavotte d’honneur était exécutée pour les grands pardons et pour les mariages. C’est une variante de la gavotte dansée en couple avec ampleur et une danse de concours. Le prix était un ruban brodé appelé « seizenn » que recevait le jeune homme, qui le remettait à sa cavalière afin qu’elle l’accroche à son tablier. Elle se danse en cortège ouvert, la fille à droite du gars, elle est très sautée et énergique.


Le gars porte la main de la fille, la main libre au gilet ou gouriz pour les gars, aux rubans du tablier pour la fille. Le gars et la fille sont sur la même ligne perpendiculaire à la direction de la marche. Au départ, bras repliés en haut, légèrement en avant, pieds joints. Les bras descendent peu avant le temps 1 pour pouvoir y remonter.


Temps 1 : Prise d’appui du pied droit en avant. Bras allant vers l’avant.
Temps 2 : Sursaut du pied droit pour retomber avec tapé du talon (le talon du pied droit vient claquer le talon gauche qui sera porté vers la gauche et légèrement en avant). Bras bloqués en position haute.
Temps 3 : Appui sur pied gauche en avançant. Bras en bas.
Temps 4 : Appui sur pied droit en avançant. Bras en bas.
Temps 5 : Appui pieds joints, en effectuant un quart de tour pour se faire face à face. Bras bloqués en position haute.
Temps 6 : Les danseurs restent face à face, surrection du pied gauche, le pied droit fait un arrondi vers l’arrière. Bras descendent.
Temps 7 : Appui sur pied droit perpendiculairement derrière le gauche, dans le sens de la marche, le corps reprend également la direction du cortège, le pied gauche se trouvant croisé devant le droit. Bras balancent en avant.
Temps 8 : Appuis sur pied gauche à l’assemblée. Bras balancent vers l’arrière.

         La gavotte « An Elorn », cette danse en quadrette est pratiquée sur le versant nord de la presqu’île face à la rivière du même nom séparant le Léon de la Cornouaille.​

 

 

         « Dañs ar re goz », la gavotte des vieux rapportée de Paris par Jacques Fournier. Les Plougastels adorent la danse et il est difficile pour les personnes agées de voir les autres danser, alors qu’elles-mêmes, à cause de leur grand âge et de leurs rhumatismes ne peuvent se mêler à la gavotte. Alors, ils dansent entre eux, les hommes ensembles suivis des femmes. Ils se mettent en rond et démarrent tout doucement pour donner le temps aux vieilles articulations de s’assouplir. Brusquement l’appel du biniou et de la bombarde, ils retrouvent leurs jambes de 20 ans, le rond se transforme en chaîne, les hommes se mettent à sauter, mais ils s’épuisent vite et la danse se termine comme elle a commencé, tout doucement et en rond.


       « Dañs an torchou », les crêpières du port de Lauberlac’h ne prenaient pas le temps de quitter leur torchon tellement leur hâte de danser était grande. Cette habitude d’oublier les torchons a donné son nom à la danse. Ce jabadao se compose d’une partie ballade, sur un pas de gavotte, et d’une partie à figures comme la gerbe, l’étoile, les gars à l’extérieur entourant les femmes (ils sont dos à dos) et la chaîne des dames.

« Dañs ar Skubell », cette ronde s’appelle la danse du balai, bien qu’on ne se serve d’aucun balai pour l’éxécuter. Ce nom lui vient vraisemblablement d’une chanson qu’il l’accompagnait et qui racontait l’histoire d’un marchand de balai.


« Dañs Feuntenn wenn », danse de la Fontaine Blanche, lieu dit de Plogastel où se trouve une fontaine sacrée. Danse retrouvée et intégrée à la suite des danses Plougastel par Louis-Marie Bodénès.

Fête du Cercle 2014

Stage de Danse Plougastel